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Le droit de désobéissance

Le droit de désobéissance

 Les Éditions de Minuit en guerre d’Algérie
LA DÉSERTION COMME CAS DE CONSCIENCE

Ce n’est ni spontanément, ni aisément que Jérôme Lindon est parvenu à la conclusion qu’il fallait soutenir les actes de refus d’obéissance et de désertion : « Je me rappelle avoir assisté à une conférence plus ou moins clandestine de quelqu’un qui s’appelait Yvan Craipeau (1911-2001), et qui serait l’un des fondateurs du Parti Socialiste Unifié (PSU) quelques années plus tard, en 1960. Ce devait être en 1956. Le mot d’ordre était l’insoumission.  Je me souviens qu’à l’époque j’étais très réticent : j’étais bien sûr révolté par la guerre, mais je me demandais de quel droit on pouvait prêcher l’insoumission.  Je n’ai pas tellement changé par la suite.  J’ai publié des livres d’insoumis, et même de déserteurs tout en continuant à dire que l’on pouvait informer, mais que nous n’avions pas à prêcher. Il est toujours très difficile d’engager d’autres que soi à se mettre hors la loi. » (86)


En revanche, une fois son opinion faite, Jérôme Lindon ne se désolidarisera jamais des déserteurs, et démissionnera du seul parti politique auquel il ait jamais appartenu, le PSU justement, six mois après sa fondation (avril 1960), à la suite de l’adoption par ce dernier d’une motion condamnant l’insoumission. (87)  Ces rapports tourmentés à la gauche institutionnelle entretenus par la génération des opposants à la guerre d’Algérie, sont ceux décrits dans Itinéraire par Robert Bonnaud. (88)

Le premier livre portant sur la désertion publié par Les Éditions de Minuit date d’avril 1960.   Le Déserteur de Jean-Louis Hurst (Maurienne) est en librairie en même temps que le livre de Maurice Maschino, Le Refus, publié sur le même thème un mois auparavant par Maspero.  En validant la
désertion, Les Éditions de Minuit ne viennent pas seulement sur des positions politiques plus subversives, elles rompent également avec la loi littéraire qu’elles se sont fixée.  Jusqu’alors Robbe-Grillet, seul lecteur de la maison, a rejeté « hors cadre » tous les textes apparentés à la « littérature engagée » promue par Sartre et les existentialistes, afin de permettre au Nouveau Roman de se distinguer, autrement dit de s’imposer dans le champ littéraire. (89)  Mais par la force des événements, la Littérature va se trouver mêlée au Politique.

C’est par Henri Curiel un communiste égyptien, membre du réseau Jeanson, assassiné en 1978 (90), que Jérôme Lindon reçoit Le Déserteur au début de 1960, et recevra Notre guerre de Francis Jeanson quelques mois plus tard.  Le texte du Déserteur est anonyme.  L’éditeur apprendra le nom de l’auteur, Jean-Louis Hurst, par la police, au moment de la saisie.  Trois jeunes soldats, un communiste (le narrateur, Jean, instituteur), un chrétien (Alain) et un athée apolitique (Bernard) choisissent de déserter.  Cette fiction s’inspire de personnages réels : le docteur B. serait, d’après l’auteur, André Mandouze (1916-2006), ancien résistant, spécialiste de saint Augustin et professeur expulsé d’Alger pour avoir pris fait et cause pour les colonisés.  Le personnage de
Bernard a, lui, été inventé pour les besoins de la forme, les longues discussions au terme desquelles les jeunes rappelés vont opter pour une solution extrême, la désertion. (91)

Lors du procès du Déserteur devant la XVII-e chambre correctionnelle du tribunal de la Seine, le 6 décembre 1961, les juges refusent de considérer le livre comme une fiction, l’identité du narrateur Jean, et de l’auteur leur semblant avérée : « Attendu qu’il convient tout d’abord de préciser que Le Déserteur ne saurait en aucune façon être assimilé à un roman, c’est-à-dire à une oeuvre d’imagination, consacrée à des aventures inventées ou transposées  [...] que l’assimilation à un roman est d’autant moins possible lorsque l’on sait que l’auteur est lui-même un instituteur, qui est devenu sous-lieutenant et qui est recherché pour désertion  […] ». (92)  Se disant, le juge ne se limite pas « à vérifier qu’il y a bien fiction » (93).  Il impose une définition du roman caractérisée par l’invention et la transposition, et place, pour le condamner, Le Déserteur dans une catégorie inédite : l’essai politique dialogué, – « moins ennuyeux à lire » (94).  

Or, ce que le juge tranche sur le mode de l’évidence – le caractère non fictif du Déserteur – est très exactement ce qui a posé problème à l’éditeur : « Nous avons effectivement hésité à publier ce texte, non parce qu’il traitait de la désertion, mais à cause de son caractère fictif de fiction.  Il est probable que si nous avions reçu en premier lieu le manuscrit de Favrelière [Le Désert à l’aube, publié par la maison en octobre 1960] qui, parce qu’il était seul en cause, pouvait assumer pleinement la responsabilité de son acte et de son livre, nous n’aurions pas publié celui de Maurienne.  Ce qui eût été dommage, puisque cela nous aurait privés du procès du Déserteur … » (95)

Quelle a été l’influence indirecte de Maspero sur ce choix littéralement révolutionnaire puisqu’il met la maison du Nouveau Roman dans l’orbite de la littérature engagée ?  En publiant en mars 1960 Le Refus, les éditions Maspero ont publié leur premier livre et le premier texte sur la désertion écrit par un déserteur.  La saisie marque immédiatement le caractère subversif d’un éditeur qui, en abordant une thématique nouvelle, la désertion, déborde Les Éditions de Minuit sur leur gauche. La réponse des Éditions de Minuit est quasi instantanée : Le Déserteur est en librairie entre le 7 et le 20 avril 1960, date à laquelle le livre est saisi, avant d’être réimprimé le 25 juin 1960. (96)  Son auteur et son éditeur sont inculpés « d’incitation de militaires à la désobéissance ».  Suit Notre guerre de Francis Jeanson, clandestin, pourchassé par la police, en librairie le 22 juin.  Une semaine plus tard, le livre est saisi.  Paraît, en octobre de la même année, Le Désert à l’aube de Noël Favrelière, qui reste dix jours en vente, avant d’être, lui aussi, saisi.

Publiée à la une du Monde, la condamnation sévère prononcée par Maurice Duverger contre ce qu’il dénonce comme « les deux trahisons », à savoir le refus de servir dans l’armée française et le ralliement aux militaires félons, ne passe pas inaperçue : « Aider ou approuver Francis Jeanson
et ses amis, c’est un crime.  Mais c’est un crime de même nature qu’aider ou approuver les entreprises de ceux qui essaient de transformer l’armée en garde prétorienne » (97, cf. Annexe 3). La tribune de Duverger suscite de vifs remous.  Les Éditions de Minuit lui consacrent, en réalité,
un livre, Les Belles Lettres de Charlotte Delbo.  Parodie du roman épistolaire, Les Belles Lettres portent à la connaissance du public les réactions des intellectuels, par exemple l’intégralité de la réponse de Jérôme Lindon à Maurice Duverger dont Le Monde n’a publié que quelques lignes (98).

En posant brutalement les termes du cas de conscience auquel est confronté tout mobilisé ou rappelé, le politologue révèle la dimension politique du raisonnement qui conduit à qualifier Francis Jeanson de « criminel ».  Si, comme l’écrit Duverger, « un soldat qui recevrait l’ordre de torturer aurait le devoir de désobéir car la torture est un mal absolu, quels qu’en soient les buts », il conclut : « Mais il n’existe aucun devoir ni aucun droit de désertion [...] ».  Reconnaissant au soldat un « devoir de désobéissance », Duverger condamne a priori sans ambage la torture.  Or, les témoignages de rappelés l’attestent, les travaux de Raphaëlle Branche l’établiront, la désobéissance, face à un ordre de torturer, est un acte exceptionnel (99).  En ravalant la torture à un moyen inapproprié et condamnable, Duverger justifie en réalité la guerre d’Algérie : le refus d’obéissance ne prouve-t-il pas le caractère juste d’une guerre où il est possible de contester au nom d’une certaine idée de l’homme ce qui est exigé du citoyen soldat ?  Dans Notre guerre, Jeanson s’élève en faux contre ce raisonnement : la torture n’est pas le moyen malheureux
d’une guerre juste, mais la conséquence inévitable d’une guerre coloniale.  Cette dernière est, par nature, une guerre injuste, à l’origine d’un conflit permanent entre les obligations du citoyen et les devoirs de l’homme.  Ce n’est pas à « deux » mais à une « double trahison » que se trouvent, en réalité, confrontés les Français mobilisés ou rappelés : « Il nous fallait à la fois “trahir” les Français en faisant cause commune avec la France et “trahir” les Algériens en demeurant résolument français  [...]. Cette double trahison est notre fidélité à la cause française et à la cause humaine. » (100)

Alors que Jeanson, clandestin, est pourchassé par la police, la publication de Notre guerre exige les plus grandes précautions. Jérôme Lindon fait composer deux clichés pour la couverture : Francis Dupont, Notre guerre ; Hervé Jeanson, Notre guerre : « Le but était surtout d’éviter
les indiscrétions au niveau des photograveurs que nous ne connaissions pas. On ne se prenait pas pour des héros. » (101)  Quand Paul Flamand, le directeur du Seuil, apprend que Les Éditions de Minuit publient le livre d’un collaborateur de la maison et d’un auteur sous contrat, il proteste vivement.  Convaincu que le livre de Jeanson aura plus d’impact dans une maison comme le Seuil, Jérôme Lindon est d’accord pour lui céder la composition de l’ouvrage, mais l’après-midi où il apporte Notre guerre au Seuil, le livre est saisi.


DES MORALISTES CONTEMPORAINS

S’il publie Francis Jeanson, Jérôme Lindon n’a jamais été un « porteur de valises » selon la célèbre expression de Sartre (102).  Il n’a jamais aidé directement les Algériens, sauf une fois où, à la demande de Jeanson justement, il a hébergé Rabah Bitat, membre fondateur du FLN.  Ce qui
rapproche Jeanson et Lindon, davantage que la communauté des opinions, est l’appartenance à une tradition aujourd’hui méconnue : la tradition des moralistes français (103).  C’est d’ailleurs ce mot, « moraliste », que Jérôme Lindon emploiera pour qualifier le Déserteur (104).

Lors de son audition lors du procès du réseau Jeanson, Jérôme Lindon déclare au Président : « Je voudrais dire en terminant, en pesant mes mots, que j’ai deux fils qui sont jeunes encore et que [...] je préfèrerais mille fois les voir déserteurs que tortionnaires (105). »  La métaphore familiale
fait inévitablement écho à une réplique de Camus : « Je crois à la justice, mais je défendrai ma mère avant la justice (106). »  Francis Jeanson et Jérôme Lindon préfèrent, eux, la justice à leur mère.  Non que l’un et l’autre soient de mauvais fils, et sacrifient leur mère à une abstraction, la justice.  Mais parce que l’un et l’autre ne peuvent défendre injustement leur mère.  Le débat qui oppose Camus à Lindon et Jeanson ne naît pas de  ou lors de  la guerre d’Algérie.  Il réactualise un rapport à la morale politique que Montesquieu appelait la vertu , et qui fut l’un des débats centraux du XVIII-e siècle.

Lindon et Jeanson pourraient reprendre à leur compte la phrase de Fénelon (1651-1715) : « J’aime mieux ma famille que moi-même ; j’aime mieux ma patrie que ma famille ; mais j’aime encore mieux le genre humain que ma patrie ».  Nul ne peut mettre en doute l’amour et le dévouement de Fénelon à la monarchie française, « mais il ne pouvait souffrir qu’on en cherchât les intérêts, en violant les droits de l’humanité, ou qu’on l’exaltât en dégradant le mérite des
autres peuples (107). »   Les réformateurs des Lumières penseront avoir fait triompher, en 1789, cette conception universelle de la patrie fondée sur l’amour de l’égalité et le respect des Droits de l’Homme. Ceux qui refuseront la guerre d’Algérie refuseront d’abord de considérer cette conception comme morte.  Replacée dans la perspective des moralistes français, c’est bien du point de vue de la« fidélité têtue », et non de la trahison au sens de Maurice Duverger, qu’il convient d’apprécier les choix faits par les déserteurs et les « porteurs de valises ».


LA DÉSERTION COMME ÉTAT DE NÉCESSITÉ

L’apport spécifique des Éditions de Minuit à l’histoire du refus pendant la guerre d’Algérie est, on l’a déjà dit, d’ordre historique.  Au service de la désobéissance, Les Éditions de Minuit mettent leur histoire de maison d’édition fondée dans la Résistance sous l’Occupation nazie.  Elles interpellent le pouvoir gaulliste en le renvoyant à la geste fondatrice du général de Gaulle : « Chaque Français
sait, en effet, depuis le 18 juin 1940 que la désobéissance ne constitue pas forcément un crime en soi, et qu’on risque même dans certains cas – cela s’est vu à la Libération, par exemple, ou après le 22 avril [1961, lors du putsch des généraux à Alger]  d’être condamné pour n’avoir pas désobéi
à ses supérieurs (108). »  Mais la vraie nouveauté de leur insoumission par rapport à celle pratiquée pendant la Seconde Guerre mondiale réside dans la dimension juridique donnée à un combat où la désobéissance est constituée comme droit.  

Comment l’insubordination et la désertion ici rassemblées sous le mot « désobéissance » sont-elles devenues un droit ?  Parce que la désobéissance, pendant la guerre d’Algérie, n’induit pas une rupture de légalité, mais atteste un état de nécessité qui devrait interdire de sanctionner les
déserteurs (109).  La pratique de la torture s’est généralisée : la dénonciation répétée de cet état de fait depuis 1957 bouleverse les consciences, mais laisse inchangée la politique des pouvoirs
publics qui poursuivent la guerre en Algérie.  Dès lors, le seul et unique moyen d’éviter un mal grave (torturer) est de causer un autre mal (la désertion), et ce afin de préserver un bien supérieur : la qualité d’homme.

Tout l’enjeu de Provocation à la désobéissance est de rendre public et légitime le droit de désobéir, dans une situation où il n’y a pas moyen de faire autrement pour préserver une identité d’homme. Le choix du déserteur réactualise celui du résistant.  « Qui résiste donc ? » interroge Stéphane Rials, « Seuls ceux qui ne peuvent pas faire autrement  [...].  Et quels sont ceux-là qui ne peuvent faire autrement ?  Ceux qui sont directement et personnellement visés et veulent, avant toute chose, se conserver. Ceux qui ne se conserveraient pas vraiment en se conservant à tout prix parce que la vie ne vaut pas pour eux  [...] sans l’honneur tel qu’ils le conçoivent, ou bien peut-être sans une certaine dose d’exposition et de jeu  […] ». (110)  En défendant la désertion, Jérôme Lindon comprend et permet de comprendre ce qu’est la résistance, ni le fruit d’un raisonnement philosophique, idéologique ou moral, non plus que le respect du devoir mais, selon Stéphane Rials toujours, un « bond», une esquive pour sauver l’essentiel, une vie concernée par le bien commun. En choisissant la désertion, « la parole s’est faite acte », selon une phrase alors souvent dite par Jérôme Lindon, transmise par Pierre Vidal-Naquet.  Et la mutation ne passe pas inaperçue. Le 6 décembre 1961, a lieu le procès du Déserteur.  La nuit du 6 au 7, un attentat au plastic perpétré par l’Organisation de l’Armée Secrète (OAS) détruit en partie l’appartement de Jérôme Lindon, et menace de tuer ses deux jeunes fils.  Deux jours plus tard, des bouteilles enflammées jetées dans le comptoir de vente des Éditions de Minuit risquent de détruire la maison, sauvée par les employés algériens du garage d’en face qui appellent les pompiers. Une pétition de soutien sera lancée par Claude Simon. « Cent-vingt artistes et éditeurs expriment à M. J. Lindon leur entière solidarité », titre Le Monde du 19 décembre 1961.  Le chiffre n’était pas innocent : 120 + 1 = 121. (N.d.l.R.: voir le manifeste des 121 sur ce blog)      (…)

ANNE SIMONIN


r 2012 by ANNE SIMONIN / LES ÉDITIONS DE MINUIT
www.leseditionsdeminuit.fr ISBN 978-2-7073-2222-7
citation (pp 40-50).


NOTES :

(86).  Entretien avec Jérôme Lindon, cité. Voir aussi la « préface » anonyme à la première édition du Déserteur, reprise dans l’édition Manya en 1991, p. 17 : « C’est un sujet délicat, plus que délicat : scabreux, et qui pose à de nombreux Français [...] un grave et douloureux cas de
conscience. »
(87).  Motion reproduite in Le Droit à l’insoumission. Le dossier des 121, François Maspero,
coll. « Cahiers libres », n° 14, 1961, p. 134.
(88).  En rupture de ban avec le PCF, Robert Bonnaud est proche du PSU auquel il n’adhèrera toutefois pas. Pour la trajectoire de Robert Bonnaud, outre la « Préface » déjà citée de Pierre Vidal-Naquet, voir Raphaëlle Branche, La Guerre d’Algérie : une histoire apaisée ?, Seuil, coll. « Points-Histoire », 2005, p. 300-301.
(89).  Anne Simonin, « La littérature saisie par l’histoire. Nouveau Roman et guerre d’Algérie aux Éditions de Minuit », Actes de la recherche en sciences sociales, n° 111-112, mars 1996, p. 416-439.
(90).  Hervé Hamon, Patrick Rotman, Les Porteurs de valises, La résistance française à la guerre d’Algérie [1979], Seuil, coll. « Points-Histoire », 1982, p. 92-95.
(91).  Maurienne, « Préface de l’auteur »,  Le Déserteur de Jean-Louis Hurst, publié sous le pseudonyme de Maurienne, p. 13-14.  Le Déserteur est reparu aux éditions Manya en 1991, et aux
Éditions de l’Échappée en 2005
(92).  Provocation à la désobéissance, Les Éditions de Minuit, 1962, p. 127-128.
(93).  Agnès Tricoire, Petit traité de la liberté de création, La Découverte, 2011, p. 170-172.
(94).  Provocation à la désobéissance, op. cit., p. 127.
(95).  Entretien avec Jérôme Lindon, le 11 décembre 1987.
(96).  Henri Vignes, Bibliographie des Éditions de Minuit, Librairie Henri Vignes et Les Éditions des Cendres, 2010, p. 219.
(97).  Maurice Duverger, « Les deux trahisons », Le Monde, 27 avril 1960. Texte reproduit sur le blog
(98). Charlotte Delbo, Les Belles Lettres, op. cit., p. 10-12. L’extrait de la réponse de Jérôme Lindon est publié dans Le Monde du 14 mai 1960.
(99).  Raphaëlle Branche, La Torture et l’armée pendant la guerre d’Algérie, Gallimard, 2001, p. 91-99.
(100) . Francis Jeanson, Notre guerre, Berg International éditeurs, 2001, p. 51.
(101).  Entretien avec Jérôme Lindon, cité.
(102).  Marie-Pierre Ulloa, Francis Jeanson : un intellectuel en dissidence de la Résistance à la guerre d’Algérie, Berg International éditeurs, 2001 p. 195.
(103).  Louis Van Delft, Les Moralistes. Une apologie, Gallimard, coll. « Folio Essais », 2008. Je remercie Antoine Lilti de m’avoir fait connaître ce grand livre.
(104).  « Je ne crois pas que Le Déserteur soit un roman d’amour, ou un roman d’aventures, mais il s’apparente à une tradition du roman français qui est celle des moralistes. » In Provocation à la désobéissance, op. cit., p. 20.
(105).  Ibid., p. 78.
(106).  Phrase prononcée par Camus le 12 décembre 1957, lors d’une conférence devant des étudiants suédois, après la réception de son prix Nobel, in Alain Vircondelet, Albert Camus, fils d’Alger, Fayard, 2010, p. 337-339.
(107).  Tableau historique de l’esprit et du caractère des littérateurs français par M. T. Versailles, 1795, t. 2, p. 392.
(108).  Jérôme Lindon, « En guise de postface », Provocation à la désobéissance, op. cit., p. 136.
(109).  Jean Larguier, « Chronique de jurisprudence », Revue de science criminelle et de droit pénal comparé, n° 4, octobre-décembre 1982, p. 766-767.
(110).  Stéphane Rials, « Préface », in Éric Desmons, Droit et devoir de résistance en droit interne. Contribution à une théorie du droit positif, LGDJ, 1999, p. XXVII.