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Algemeen nieuws FR

Algemeen nieuws FR (4)

HISTOIRE DE L'OBJECTION DE CONSCIENCE

50e anniversaire de la loi belge sur l’objection de conscience au service militaire.

Il y a cinquante ans, le 3 juin 1964, le Roi Baudouin signait la loi portant le statut des objecteurs de conscience après le vote parlementaire final à la chambre, le 6 mai 1964. C’est après des années d’efforts, et pour certains d’emprisonnement, et bien après d’autres pays comme la Grande Bretagne (1916) et le Danemark (1919) que les jeunes citoyens belges de sexe masculin ont eu la possibilité légale de ne pas effectuer de service militaire en raison de leur conscience.

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Arrêter la glorification militaire!

2014 sera l'année de la commémoration du début de la Première Guerre mondiale. En tant que mouvement pour la paix, il nous a semblé important d'évoquer cette guerre cruelle, qui fut un désastre militaire et une catastrophe humanitaire. Mais telles que les choses se présentent actuellement, nous craignons que beaucoup de ces cérémonies n'aboutissent à une glorification du militarisme, voire une attraction touristique que la Flandre est prête à monnayer.

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Les socialistes et la gréve générale contre la guerre


C'était depuis 1891 que le recours à la grève générale contre la guerre était à l'ordre des congrès socialistes internationaux. Au deuxième congrès de la Deuxième Internationale, tenu à Bruxelles à cette date, il avait été proposé et défendu par le délégué hollandais, Domela Nieuwenhuis, et par un délégué anglais, Gilles. Mais Wilhelm Liebknecht s'était montré brutalement hostile; la grève générale était alors considérée par les socialistes parlementaires comme une conception anarchiste, et le congrès avait simplement écarté la proposition de Domela Nieuwenhuis.

Au congrès suivant, Zurich 1893, la question avait été de nouveau posée, par le même homme, combattue par les mêmes avec le même argument, et repoussée par la quasi-unanimité des délégués.  Décision identique à Londres (1896) mais non plus pour des raisons de principe; on se bore alors à affirmer qu'il n'y a pas actuellement de possibilités d'une grève générale internationale. Et si, à Amsterdam, en 1904, on parle encore de conception anarchiste, avec dédain, pour écarter la grève générale, la commission reconnaît un peu doctoralement, que “les conditions sont déjà créées pour le succès d'une grève de masse, le jour où celle-ci se trouverait être nécessaire et utile”.

Puis c'est Stuttgart (1907) et sa résolution désormais fameuse, si fréquemment invoquée pendant la guerre, certains y trouvant une justification socialiste de la défense nationale mais à condition d'ignorer le paragraphe final qui fixe très précisément la conduite des socialistes°. Mais le recours à la grève générale est venu en discussion non plus cette fois sur intervention d'un délégué isolé appartenant à un petit pays, mais sur celle de Vaillant qui, fort de l'approbation que vient de lui donner le congrès du Parti socialiste français (Nancy, 1907) propose d'adjoindre à la résolution précédemment votée un complément ainsi libellé : “Il faut considérer comme moyen final, décisif, de lutte contre la guerre, la grève générale et l'insurrection.” On ne peut plus songer à éliminer cette proposition gênante par la dénonciation habituelle de billevesée anarchiste; on tâche de l’écarter en déclarant qu’elle est limitative. Victor Adler le dit avec fougue : “Pas d'énumération! Pas d'inventaire! Nous combattons la menace de la guerre par tous les moyens!” Cependant Rosa Luxembourg veut insister: il faut, dit-elle, profiter de l'expérience de la Révolution russe (1905, ndr); la grève générale est une arme puissante entre les mains du prolétariat; et elle rappelle qu'au récent congrès de la section allemande, tenu à Iéna, on a été d'accord pour reconnaître que la grève générale longtemps considérée comme anarchiste était un moyen de lutte qu'il était possible d'utiliser dans certaines circonstances.

A Copenhague (1910) la motion Vaillant devient la motion Vaillant – Keir Hardie “préconisant la grève générale des transports, des mines, des arsenaux, pour paralyser, des deux côtés de la frontière, la mobilisation”. Et cette fois, elle est prise en considération. Le congrès décide de la renvoyer à l'étude des sections pour être discutée à fond au prochain congrès de l'Internationale – celui qui devait se réunir à Vienne, en août 1914.

A Stuttgart, Jaurès avait déclaré: “L'action parlementaire ne suffit plus dans aucun domaine... Nos adversaires sont épouvantés devant les forces incalculables du prolétariat. Nous, qui avons si orgueilleusement proclamé la faillite de la bourgeoisie, ne permettons pas que la bourgeoisie puisse parler de la faillite de l'Internationale.” Au congrès du Parti socialiste français, à Paris, 14-16 juillet 1914, il avait groupé la majorité des délégués sur cette formule: “Le congrès considère comme particulièrement efficace la grève générale ouvrière, simultanément et internationalement organisée dans les pays intéressés, ainsi que l'agitation et l'action populaires sous les formes les plus actives, entre tous les moyens employés pour prévenir et empêcher la guerre.”

A la différence de Keir Hardie qui, avec les dirigeants de l'Independent Labour Party, résista en août 1914 au courant guerrier, Vaillant se rallia à l'union sacrée. La menace allemande sur Paris – ce Paris qui, pour les blanquistes était le cœur de la révolution – contribua sans doute à ce surprenant et pénible abandon. Aussi le souvenir de Blanqui de 1870 et de sa Patrie en danger.

(extrait du livre “Le mouvement ouvrier pendant la première guerre mondiale, de Zimmerwald à la révolution russe” d' Alfred Rosmer. Paris La Haye Mouton&Co MCMLIX)




° “Au cas où la guerre éclaterait néanmoins ils ont le devoir de s'entremettre pour la faire cesser promptement et d'utiliser de toutes leurs forces la crise économique et politique créée par la guerre pour agiter les couches populaires les plus profondes et précipiter la chute de la domination capitaliste.”

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Le coup d'envoi pour FuirelaFolie

Un jour, ils programmeront une guerre et personne ne viendra.

(Sometime they'll give a war and nobody will come. Carl Sandburg, 1936)

Tout le monde semble vouloir commémorer la Grande Guerre. Avec FuirlaFolie, le Brussels Brecht-Eislerkoor et Vrede vzw(asbl) visent à mettre les pleins feux sur le déserteur, celui qui quitte le champ de bataille ou refuse d'y entrer. Nous voulons examiner comment la désertion en tant qu'acte de refus de la guerre, peut mener vers une stratégie pour la paix. Nous nous inspirons de la Première Guerre mondiale, mais le pas vers les guerres contemporaines est vite franchi.

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